Revue de Presse – Janvier I

Les Revues de Presse visent à fournir une vision d’ensemble de l’actualité mondiale. Publiées deux à quatre fois par mois, en fonction de l’activité internationale, elles se composent d’articles tirés des presses français et étrangères, en libre-accès ou non.

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Relation France-Chine : Macron pourra-t-il dépasser le mythe de la relation privilégiée ? – Open Diplomacy

« En janvier 1964, au cœur de la Guerre froide, le Général de Gaulle a décidé de reconnaître la République Populaire de Chine. La France, poursuivant sa politique d’indépendance nationale, est alors devenue le premier État important du bloc occidental à reconnaître le régime communiste chinois. A cette date, le Président français avait perçu que la reconquête de la Chine par le régime républicain de Tchang Kaï-chek n’était plus qu’une chimère et qu’il était nécessaire de reconnaître « le monde tel qu’il est » selon ses propres mots. Cette action de De Gaulle revêt pour les Chinois une symbolique particulière car elle est survenue alors que les relations entre la Chine et l’Union soviétique étaient au plus bas et que leur pays particulièrement isolé sur la scène internationale. En effet, la reconnaissance du régime communiste par les Etats-Unis n’est intervenue que 15 ans plus tard en 1979. S’il est difficile d’évaluer l’impact de la reconnaissance française sur la décision américaine, sa portée diplomatique est importante. »

Introduction: Ordering the world? Liberal internationalism in theory and practice – Chatham House

« The Trump presidency appears to personify, along with Britain’s vote to withdraw from the European Union, a sense of deep crisis in the United States-led liberal international order (LIO). The two states that conceived and constructed a whole array of international institutions after 1945 now seem to be rejecting that order, or at the very least, demanding that its institutions either be reformed or recalibrated to better suit their purposes. However, both developments may signal a new phase in the evolution of the international system—more nationalistic, statecentric and transactional, in which costs and responsibilities are more widely shared and where the electorate questions the costs versus benefits of the postwar liberal consensus. This crisis has long been evident: rising non-western states; global shifts in economic power; illiberal non-state actors; deep-seated problems with the legitimacy of political elites; as well as social and racial problems at home all signal enduring problems for US global leadership. ‘Liberal internationalism’ has long been one of the most influential approaches to the challenge of international order-making in the post-1945 system. The question today is: in an unstable and rapidly changing world and given the changing character of societies, how relevant is liberal internationalism as an ideological construct, a scholarly theory or a practical roadmap, in navigating a new and potentially non-western world order? »

La cible iranienne – Le Monde Diplomatique

« Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le 5 février 2003, le secrétaire d’État américain Colin Powell agite un flacon pouvant contenir de l’anthrax et commente des photos satellite de sites secrets où se fabriqueraient des armes chimiques. Cette affabulation — reconnue plus tard par son auteur — servira ensuite de rampe de lancement publicitaire à la guerre d’Irak. Le 11 décembre 2017, l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies Nikki Haley se plante devant les fragments énormes d’un missile prétendument iranien qui n’a pas atteint son objectif. Et, théâtrale, elle soutient qu’il fut tiré, du Yémen, contre un aéroport d’Arabie saoudite, « un pays du G20 ». « Au risque de tuer des centaines de civils innocents.(…) Imaginez seulement qu’il ait pris pour cible l’aéroport de Washington ou de New York. Ou celui de Paris, Londres ou Berlin. »La portée de l’arme lui interdisait d’arriver jusque-là ? Peu importe : une fois encore, il faut fabriquer la peur pour justifier la guerre. Quatorze ans après avoir détruit l’Irak, le gouvernement américain a pris l’Iran pour cible. »

Inter-Korean Talks Are More Than Just a « Good Thing » – Foreign Affairs

« North Korean leader Kim Jong Un celebrated New Year’s Day with his annual national address, confidently asserting that the nuclear button on his desk was now a “reality, not [a] threat,” and that the United States could no longer intimidate him or his country. Kim’s remarks prompted President Donald Trump to do just that, tweeting that his nuclear “button” was bigger and better than Kim’s.

Lost amidst the initial flurry of attention that Trump’s juvenile insult garnered, however, was the true significance of Kim’s speech: for the first time since South Korean leader Moon Jae-in took office last May, Kim has made a credible offer to open up the relationship with Seoul. Kim wished the South a successful Winter Olympics, suggested North Korea could somehow participate, and proposed immediate talks to discuss the Games and ways to “defuse military tension” on the Peninsula. »

« Chars d’assaut : un siècle d’imposture » – Ultima Ratio

« La remontée en puissance de l’armée russe et l’annonce de la mise en production du tout nouveau ARMATA T14 a fait renaître sur la scène internationale un intérêt pour les chars. Arme incontournable pour toute puissance militaire qui se respecte, il y a aujourd’hui de l’ordre de 10 000 chars d’assaut dans le monde, inéquitablement répartis. Ces monstres d’acier jouissent par ailleurs d’un statut particulier dans les ordres de bataille, y compris en temps de paix : une part significative de la puissance militaire d’une nation est toujours évaluée à l’aune du nombre de ses blindés.

Mais cette fascination pour les chars d’assaut ne serait-elle pas biaisée ? La réputation du tank ne serait-elle pas usurpée, sa valeur reposant davantage sur un mythe de puissance et d’invulnérabilité plutôt que sur des données objectives ? C’est en substance la question qu’ose poser Jean-Claude Delhez dans un essai récemment paru sous le titre  Chars d’assaut : un siècle d’imposture. L’auteur a déjà publié plusieurs ouvrages sur l’histoire militaire comme Douze mythes de l’année 1914 et La bataille des Frontières (Economica, 2013). »

Joseph Kabila has ruled DRC for another unconstitutional year – The Economist

« On the streets of Kinshasa, the raucous, ramshackle capital of the Democratic Republic of Congo (DRC), it is now difficult for foreigners to walk through markets without being accosted by secret policemen, nor to do so without also hearing from shoppers and market traders how much they hate Joseph Kabila, the country’s president. As 2018 starts, Africa’s youngest head of state (Mr Kabila is only 46, despite having ruled for 17 years) is also one of the continent’s most embattled.

On New Year’s Eve at least seven people were killed in protests against the government. Before the demonstrations the Congolese government shut down much of the mobile-phone network to hamper their organisers. These were the first major protests in Kinshasa in a year and were but the latest in a string of problems for a president who did not bother to organise elections and has continued to rule unconstitutionally since his term of office ran out in December 2016. »

Ensemble pour un meilleur avenir – Le Quotidien du Peuple

«  Du 8 au 10 janvier, le Président français Emmanuel Macron effectuera une visite d’État en Chine à l’invitation du Président Xi Jinping. Il sera le premier Chef d’État étranger accueilli en Chine en 2018, année qui marque le début de la mise en œuvre de l’esprit du XIXe Congrès national du PCC. La relation sino-française a devant elle de nouvelles opportunités historiques.

La France est le premier grand pays occidental à avoir établi des relations diplomatiques au niveau d’ambassadeur avec la Chine nouvelle. Pendant de longues années, la relation sino-française a joué un rôle pionnier dans les relations qu’entretenait la Chine avec les principaux pays occidentaux, et surtout au cours des dernières années, elle a gagné sans cesse en maturité, en constance et en dynamique. Si la relation sino-française se distingue des autres relations, cela tient notamment à ses trois grandes caractéristiques qui sont les suivantes […] »

Donald Trump and North Korea: Big Button, Small President – The New Yorker

« Returning from vacation, Donald Trump spent much of his first day back in the White House, January 2nd, on Twitter lambasting foreign governments. In twenty-four hours, he assailed Iran’s crackdown on street protests, denounced Pakistan, and threatened to pull aid from Palestinians for failing to show “appreciation or respect.”

But he gained the most attention around dinnertime, when he threatened a nuclear holocaust in North Korea. Responding to Kim Jong Un’s speech from a day earlier—when the North Korean leader said the U.S. is “within the range of our nuclear strike and a nuclear button is always on the desk of my office”—Trump tweeted, “Will someone from his depleted and food starved regime please inform him that I too have a Nuclear Button, but it is a much bigger & more powerful one than his, and my Button works!”

For seventy years, North Korea has baited America with threats of mayhem, and, for seventy years, American Presidents, with rare exceptions, understood that squabbling with a pariah state whose economy is smaller than that of Rhode Island would diminish their own stature and America’s standing. Trump, by contrast, summoned the world’s attention and then sawed himself off at the knees. »

Spetsnaz, contractuels, volontaires : qui sont les « hommes de guerre » russes en Syrie ? – Institut Français des Relations Internationales

« Cette note met en relief un aspect peu étudié de l’intervention russe en Syrie : la présence de forces expéditionnaires engagées sur les différentes lignes de front syriennes, aux côtés des forces armées régulières. La Syrie constitue, en effet, le premier champ de bataille sur lequel la Russie a, de manière coordonnée et à une vaste échelle, déployé et supervisé un contingent de forces expéditionnaires comprenant les nouvelles Forces d’opérations spéciales (SSO) et différentes catégories de forces spéciales (Spetsnaz) ; la police militaire nouvellement créée ; des conseillers et techniciens militaires, ainsi que des « volontaires » et des « contractuels » (kontraktniki) et autres paramilitaires travaillant pour des sociétés militaires privées. »

Putin’s Goals in Syria Went Beyond Saving Assad – The Moscow Times

« The Russian Defense Ministry is denying a report by a leading Moscow newspaper that seven Russian warplanes were destroyed in a New Year’s Eve attack on the Khmeimim air base in Syria. Two Russian servicemen died in the attack, according to the ministry. Clearly, fighting in Syria isn’t over for Russia yet, despite President Vladimir Putin’s self-congratulatory conversations with Syrian ally Bashar al-Assad. Recently, however, General Valery Gerasimov, head of Russia’s General Staff, made public his post-mortem of the Syrian operation, revealing Russia’s military priorities in Syria and its persistent conviction that every conflict in which it is involved is a proxy war against the U.S. That war won’t be over even once Syrian violence subsides. In the interview with pro-Kremlin daily Komsomolskaya Pravda, Gerasimov provides the basis for Putin’s claims that Russia has defeated ISIS. These claims, of course, compete with those of U.S. President Donald Trump, who has said the victory was his, and those of former U.S. Secretary of Defense Ash Carter, who claims in a recent memoir that Russia was merely a « spoiler » of a winning strategy Carter had devised. »

Trump suspend un pilier de la relation américano-pakistanaise – Les Yeux du Monde

« Début d’année vacillant entre le Pakistan et les États-Unis. Après avoir suspendu le 31 août une partie  de l’aide militaire, correspondant à 255 millions de dollars, le gouvernement américain vient d’annoncer un nouvel gel. La somme exacte n’a pas encore été annoncée, mais les experts estiment que cela pourrait correspondre à quelques 900 millions de dollars. Cette totalité inclut 255 millions de dollars dû au Pakistan pour le matériel militaire et environ 700 millions, devant être attribués au Fond de soutien de la coalition. Cette aide est au fondement de la relation bilatérale entre les deux puissances nucléaires, et ce depuis plusieurs décennies. »

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